Design

"Malabar" Pavillon Noir, Marine Peyre, n°001

Pavillon Noir 100% création

La réalisation artistique au titre du 1% pour la construction du Centre Chorégraphique National a permis de réaliser, grâce à la mobilisation soutenue du Ballet, d’une part les banques d’accueil et d’autre part, depuis l’intérieur, une ponctuation lumineuse mettant en valeur le bâtiment.
Le dialogue complexe entre les deux artistes retenus et l’architecte a fini par tirer le meilleur parti des deux concepts artistiques, celui de Marine Peyre, designer, agence Cooked in Marseille et celui de Fred Rubin, artiste plasticien à Berlin.

La conception du mobilier d’accueil intègre l’architecture et joue avec elle en même temps qu’elle forge son originalité sur toute une déclinaison de textures des matériaux utilisés. Ainsi, la banque d’accueil du plateau administratif épouse une colonne technique incontournable en devenant un objet amorphe qui, tout en demeurant fonctionnel, génère de la convivialité. Faite de résine à l’aspect glacé sur le plateau et brute sur les cotés, et de mousse mate mais douce et souple, la banque d’accueil attire de manière tactile.
Pour la salle de spectacles, la banque est plus rigide car elle s’inscrit dans un espace plus déterminé, elle reprend en négatif l’implantation autour des 2 poteaux porteurs qui s’élèvent sur toute la hauteur de la salle et auxquels elle fait face. La couleur des banques s’est adaptée au concept global du bâtiment du gris anthracite au noir.
En parallèle de la création design, la proposition de Fred Rubin pour répondre en terme de ponctuation lumineuse à partir des quatre studios de danse, a consisté à recycler les lustres des années 70 qu’il a pu récupérer du Palais de la République de l’ex RDA en passe d’être démoli.
Ces lustres s’articulent entre eux et constituent une résille lumineuse dans chaque studio mettant en valeur à l’extérieur la fluidité du bâtiment.
Il faut mentionner aussi la commande de mobilier que, judicieusement, le Ballet a confié à Marine Peyre pour l’aménagement intérieur du plateau administratif : les lumières en silicone pour les bureaux et les fauteuils « malabar » en mousse de longueur infinie.
La mise en œuvre de cette procédure de 1%, une fois que les ambitions esthétiques de l’architecte et des destinataires du projet architectural se sont rejointes, permet de renforcer la cohérence globale de la construction.

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